Vous avez reçu, par voie d’huissier, une ordonnance fixant une date d’audience devant le juge aux affaires familiales ?
Ce document signifie que vous êtes convoqué dans les tout prochains jours à une audience au cours de laquelle le juge décidera s’il y a lieu de prononcer ou non une ordonnance de protection.
Que vous soyez victime ou mis en cause, cette audience pourra déboucher sur des mesures ayant un impact immédiat et important sur votre quotidien : logement, autorité parentale, interdictions de contact ou de déplacement, etc.
Le refus d’obtempérer est prévu par l’article L233-1 du code de la route et désigne le simple fait de ne pas se conformer à un ordre de s’arrêter donné par un agent de police ou de gendarmerie.
Il se distingue du délit de fuite, qui implique de tenter d’échapper à sa responsabilité après avoir commis une infraction, par exemple en refusant de s’arrêter après un accident.
En complément de l’ordonnance de protection classique, la loi prévoit également une ordonnance de protection à caractère provisoire, qui peut être rendue en urgence absolue avant même la tenue de l’audience contradictoire.
Elle est exceptionnellement prononcée lorsque le danger est tel qu’il ne permet pas d’attendre la date de l’audience.
Cette ordonnance provisoire peut notamment imposer :
Elle est notifiée rapidement à la partie concernée et reste valable jusqu’à l’audience prévue.
Lors de cette audience, le juge décidera alors s’il y a lieu de prolonger, modifier ou révoquer les mesures décidées à titre provisoire.
Elle ne remplace donc pas l’ordonnance de protection définitive, mais la précède parfois en cas d’urgence extrême.
L’ordonnance peut imposer plusieurs types de mesures (art. 515-11 du code civil) :
Ces mesures sont prises pour une durée maximale de 12 mois, prolongeable en cas de procédure judiciaire (divorce, séparation…).
La procédure est particulièrement rapide et doit être traitée sous six jours à partir de la fixation de l’audience. Voici les étapes essentielles :
Le non-respect des mesures prononcées par l’ordonnance constitue une infraction pénale, punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (art. 227-4-2 du code pénal).
Face à une situation aussi urgente, il est indispensable d’être accompagné par un avocat en droit pénal.
Le cabinet vous assiste dans toutes les démarches, que vous soyez mis en cause ou victime, pour assurer la meilleure défense possible et vous guider tout au long de cette procédure délicate.
Contactez immédiatement le cabinet pour bénéficier d’un accompagnement personnalisé.
Non, aucune plainte pénale préalable n’est nécessaire.
Elle est délivrée pour une durée maximale de 12 mois, prolongeable en cas de procédure judiciaire en cours.
Oui, il est possible de faire appel de la décision devant la Cour d’appel dans un délai de 15 jours à compter de sa réception.
Oui, elle est immédiatement exécutoire, ce qui signifie qu’elle produit ses effets dès sa notification, même si un appel est formé. Cela implique que les mesures de protection ordonnées doivent être respectées sans délai, sous peine de sanctions pénales.
Oui, toute partie peut demander au juge une modification de l’ordonnance si des éléments nouveaux le justifient. Cette demande donne lieu à une nouvelle audience contradictoire devant le juge aux affaires familiales.
PARLEZ DÈS MAINTENANT À UN AVOCAT
Maître Nabil HARMACH est avocat en droit pénal, et est disponible 24h/24 et 7j/7.
Publications récentes